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Ashwagandha : Risques liés à son utilisation dans les compléments alimentaires

Dernière mise à jour : 17 juin

Nouvel avis de l'Anses sur les potentiels effets indésirables de l'Ashwagandha

Compléments alimentaires à base d'Ashwagandha

L'ANSES publie de nouvelles recommandations pour l'utilisation de l'Ashwagandha (Withania somnifera) dans les compléments alimentaires.

L’Agence vient de publier ses conclusions suite au signalement de 8 cas d’effets indésirables susceptibles d’être liés à la consommation de compléments alimentaires contenant Withania somnifera, la DGCCRF - Ministère de l'Économie avait saisi l’Agence française de sécurité alimentaire (ANSES) en avril 2021.

L’ANSES s’est appuyée sur les évaluations des risques déjà réalisées en Allemagne, au Danemark et plus récemment aux Pays-Bas.

L'Ashwagandha est déconseillé chez certaines populations


En raison du manque de données démontrant l’innocuité de Withania somnifera, des effets indésirables observés chez l’animal et chez l’Homme et d’un emploi traditionnel comme abortif, l’ANSES déconseille l’utilisation de cette plante dans les compléments alimentaires, chez :

  • La femme enceinte ou allaitante ;

  • La population de moins de 18 ans ;

  • Les personnes atteintes de troubles endocriniens (particulièrement les dysthyroïdies et l’hyperandrogénie) ;

  • Les personnes atteintes de troubles hépatiques ou cardiaques ;

  • Les personnes suivant un traitement ayant une action dépressive du système nerveux central.

Les groupes de travail de l'ANSES soulignent que les résultats expérimentaux in vitro et in vivo pour diverses préparations de Withania somnifera soulèvent des interrogations quant à la génotoxicité et des suspicions de potentiels effets perturbateurs endocriniens sur la fertilité ou le fonctionnement thyroïdien, d’atteintes hépatiques, cardiaques et au niveau du système nerveux central (effets hypnotiques).


Compte tenu des suspicions d’effets indésirables sur la thyroïde, le foie, le coeur, le système nerveux central, la fertilité et le développement foetal, l’ANSES recommande aux personnes présentant des pathologies thyroïdiennes, hépatiques, cardiaques, une hyperandrogénie ainsi que les femmes enceintes et les personnes sous traitement sédatif ou ayant une action dépressive sur le système nerveux central, de s’abstenir de consommer des compléments alimentaires contenant Withania somnifera.


En raison du manque de données sur les femmes allaitantes et les enfants (jusqu’à l’âge de 18 ans), il est également recommandé par précaution à ces populations sensibles de ne pas consommer de tels compléments alimentaires.


Des interrogations quand au danger de l'ashwagandha ?


Les principaux métabolites secondaires de Withania somnifera sont des lactones stéroïdiques, appelées withanolides, et des alcaloïdes pipéridiniques et tropaniques.


Néanmoins, il existe une grande variabilité des teneurs en withanolides et en alcaloïdes dans les différents organes de la plante aussi bien qualitativement que quantitativement, ce qui rend difficile la mise en relation des métabolites secondaires avec les effets rapportés chez l’animal ou chez l’Homme.


En raison :

  • De cas d’adultération de compléments alimentaires censés contenir des racines (ou extraits de racine) de Withania somnifera par des feuilles de cette même plante (riches en alcaloïdes) ou par d’autres plantes décrits dans la littérature.

  • D'un manque de précision par les études de la nature et de la composition des extraits étudiés.


Les groupes de travail recommandent :

  • Un contrôle systématique et une qualification de la composition pour les parties de plantes utilisées dans la formulation des compléments alimentaires apparaît nécessaire. Plusieurs pharmacopées proposent des éléments de normalisation pour la racines ou les extraits de racines de Withania somnifera.

  • La réalisation d'études complémentaires afin de mieux caractériser la toxicité de Withania somnifera.


Ashwagandha et avis médical


Par ailleurs, et bien qu’elles s’avèrent hétérogènes, les données relatives aux interactions potentielles incitent à la plus grande prudence lors de la prise concomitante avec certains

médicaments.


Pour cette raison, comme cela est applicable à la consommation de tout complément alimentaire, il est nécessaire de faire part de cette consommation d'Ashwagandha à son médecin.


D’une façon générale, il convient d’examiner, avec un professionnel de santé formé en supplémentation, la pertinence de consommer un complément alimentaire au regard du besoin individuel et de l’état de santé et éviter la consommation simultanée de plusieurs compléments alimentaires.


De futurs avertissements concernant l'Ashwagandha ?


L'ANSES précise qu’une réflexion analogue devrait être menée concernant les autres denrées alimentaires contenant cette plante, notamment les tisanes.

Il est fort probable que la Direction générale de l'Alimentation (DGAL) prenne en compte ce nouvel avis, et demande aux opérateurs d’apposer de nouveaux avertissements d’étiquetage sur les compléments alimentaires contenant de l’Ashwagandha.


▶️ Pour l'accès à l'avis dans son intégralité :




Marie-I. LODATO

Formatrice en Santé environnementale, Nutraceutiques et Plantes médicinales

Co-Responsable pédagogique Oreka Formation

Co-Conceptrice de la Nutrition Fonctionnelle Adaptative






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